La 4G en plein décollage

En 2012, la stratégie 4G était en préparation. En 2013, ça a été l'ébullition, avec pour point d'orgue la fin de l'année et la bataille entre les opérateurs sur le plan de la communication et sur le terrain.

Pourquoi 2013 fut l'année du décollage de la 4G et quelles en sont les promesses ?
 
Fin 2011, l'ARCEP, l'Autorité de Régulation des Communications Electroniques et des Postes, a attribué les licences 4G LTE aux opérateurs, sous formes d'enchères. Deux bandes fréquences de 800 MHz et 2600 MHz étaient à répartir, pour une somme de plus de 3,5 milliards d'euro, avec comme résultat : 30% pour Orange, 25% pour SFR, 25% pour Bouygues et 20% pour Free. A côté de celà, Bouygues a demandé et obtenu en Avril 2013 l'autorisation de déployer la 4G sur ses fréquences de 1800 Mhz.
 
Pour que la 4G soit utilisée, le terminal mobile que les clients possèdent doit être compatible. La majorité des constructeurs proposent déjà cette compatibilité, sauf l'iphone 4. Quant on sait qu'Apple est un fer de lance dans les usages connectés, c'est une ombre au tableau qui s'est dévoilée avec la sortie de l'iphone 5.
 
Sur le plan technique, la 4G apporte un débit théorique entre 100 à 150Mb/s, largement au niveau de l'ADSL, et dix fois plus rapide que la 3G existante (hors H+ appelé aussi 3,75G).
 
Du coté des infrastructures et d'après le site www.quialameilleure4g.com/decouvrez4G , Bouygues et Orange disposent à date de la plus forte couverture tandis que SFR et Free accusent du retard.
 
Les autorisations sont accordées, les terminaux mobiles sont compatibles et les infrastructures se mettent en place, toutes les conditions sont réunies pour apporter une expérience utilisateur enrichissante.
 
En effet, certains usages mobiles tels que la consultation de mails, la navigation sur l'internet mobile, le partage sur les réseaux sociaux et les streaming audio/vidéo (autorisés) se normalisent tandis que d'autres restent à mettre en place ou à inventer.
 
Le marché s'adapte à cette normalisation et les entreprises investissent dans le mobile, sous peine de passer à côté d'un canal adopté par leurs clients. Le développement d'un site web adapté au mobile ou bien mener des actions de marketing mobile deviennent des prérequis.
 
Quand aux usages à inventer, cela participe sans soute aux conditions de la future émergence des objets connectés.